De la mixtape à la playlist, et autres considérations

Souvenez-vous : en 2008, Muxtape est le site dont tout le monde parle. Le mot à la mode est Mixtape et on voit fleurir des sites qui permettent d’échanger de la musique entre amis. L’esthétique de la cassette audio est partout. L’élan de Muxtape sera bientôt stoppé net par la RIAA, faute d’accord avec les ayant droits pour diffuser les contenus. Les clônes de Muxtape disparaitront presque aussi vite qu’ils sont apparus à l’exception de 8Tracks et OpenTape. Le premier a su évoluer et se bat toujours. Il vient d’annoncer son abonnement premium à 25$ pour 6 mois pour des fonctionnalités avancées (personnalisation du profil, mix analytics, uploads illimités). OpenTape quant à lui met toujours à disposition le code de Muxtape pour qui veut bien l’héberger.

En 2010, tout ça nous parait loin. Fin 2008, Quelques mois après l’épisode Muxtape est apparu Spotify, son catalogue légal et ses possibilités de créer et de partager des playlists. Oubliées les mixtapes, les nouveaux services se lancent sur cette thématique. Songvote par exemple, permet de préparer des playlists collaboratives en faisant voter les participants. Pratique pour vos prochaines soirées, pratique aussi pour organiser des concours.

Si 8Tracks et ShareMyPlaylist répondent au même besoin, ils ont bien différents. L’un permet d’uploader de la musique et l’autre exploite le catalogue d’un tiers, ce qui pose des problématiques bien différentes. D’un côté, la nécessité de rémunérer les ayant droits, avec la complexité que cela implique (obtenir des accords, et pouvoir financer), et de l’autre la dépendance sur un fournisseur unique (avec l’arrivée de Social Spotify, certains usages proposés par des tiers sont intégrés à Spotify). Comment construire des applications innovantes si les développeurs ne peuvent accéder à la matière première, la musique ?

C’est pour répondre à ce problème que Play.Me et Echo Nest ont conclu un partenariat permettant aux développeurs utilisant les API d’Echo Nest de streamer le contenu de Play.Me, dans la limite de quelques heures par semaine. Au delà, les titres entiers sont remplacés par des extraits de 30 secondes. Idéal pour se focaliser sur le produit sans perdre du temps ou risquer un procès pour un projet qui ne donnera peut être jamais rien, mais qui semble simplement un bonne idée sur le moment. Malheureusement cet accord ne couvre que les Etats-Unis. En France pendant ce temps, on a le record du nombre de label participatif par habitant. Heureusement qu’on a un frenchy au Music Hack Day de San Francisco ce weekend !

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