Premiers pas sur Google Music

Normalement réservé aux utilisateurs américains, j’ai reçu une invitation à la beta de Google Music il y a quelques jours, en pleine effervescence Google Plus. C’est probablement une tablette sous Android Honeycomb déclarée chez un opérateur US qui explique que je puisse tester le service depuis la France.

Passé le login avec son compte Google, on peut télécharger gratuitement quelques titres promotionnels (sur lesquels je ne me suis pas attardé) ou télécharger un petit client et commencer à uploader sa musique en déclarant les répertoires où elle est stockée. Ceux-ci seront synchronisés avec le service Google Music. Vous pourrez ensuite streamer les oeuvres uploadées depuis 8 terminaux distincts, ce qui laisse un peu de marge.

En comparaison avec les autres offres de lockers MP3, l’offre de Google est alléchante. Ici pas de contrainte de d’espace disque (les 2 ou 5 Go offerts ça et là), mais une limite fixée à 20000 titres, quelque soit leur taille et durée. Voilà de quoi ravir les amateurs de longues plages et autres mixes non découpés. Même si l’upload est incroyablement long (8700 titres après 8 jours non stop à l’heure où je rédige), je préfère largement cette façon de procéder à celle proposée par Apple. Ici les morceaux téléchargés sont bien ceux se trouvant sur ma machine, avec mes paramètres d’encodage, et pas associés en fonction de leur metadonnées à une version AAC dégradée récupérée sur iTunes. Ceux qui ont patiemment encodé leurs vinyles comme moi apprécieront sans doute ce point. En revanche ils apprécieront moins les quelques soucis de compatibilités rencontrés avec certains fichiers flac, même si c’est un format officiellement supporté.

Vous devez avoir scrupuleusement renseigné vos métadonnées avant de débuter l’upload, ou nombre de morceaux se retrouveront dans un abyssal répertoire Unknown (normal). Plus handicapant, Google Music est pour l’heure très terre à terre et identifie un album avec le tag de l’artiste du titre, l’artiste de l’album et le titre de l’album de l’album. Si un des trois n’est pas renseigné, ou si vous avez oublié une majuscule quelque part, vous obtiendrez des albums morcelés en fonction des metadonnées communes. Votre seul salut : Reformater à l’identique et individuellement chaque titre pour qu’il soit bien identifié comme partie d’un album. Autant dire que c’est très fastidieux. L’édition par lot des méta-données est attendue avec impatience.

A part quelques bugs de jeunesse, les interfaces sont fluides, que ce soit sur le site de Google Music ou sur les applications mobiles. Pour celles-ci le mode offline est disponible, sans surprises. Les quelques tests de la fonctionnalité Instant playlist effectués se sont également révélés plutôt concluants, sans grosse faute de goût (mais c’est un peu difficile de juger lorsque 50% de votre bibliothèque est toujours en attente d’upload). Cependant, impossible d’influer sur l’algo de recommandation et donc d’exclure un artiste, privilégier un tempo, une ambiance ou tout ce que propose l’algo d’Echo Nest (voir la présentation de tomahawk pour plus d’infos).

Les adeptes du scrobbling se réjouiront de pouvoir utiliser l’extension Better Music Beta pour scrobbler et ajouter des titres à vos favoris Last.fm depuis Google Music.

Google Music est actuellement une bonne version beta, plutôt stable est prête à utiliser pour un public averti. Reste à connaitre son prix, car s’il est gratuit actuellement, Google a précisé que c’était pour une durée limitée. En fonction se posera éventuellement la question pour moi de passer de Subsonic à Google Music. Pour l’instant et pour mon usage, le premier reste la meilleure solution de streaming à usage personnel.

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