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Tomahawk, le futur des lecteurs audio

Tomahawk logo

Il y a déjà 15 mois, je vous présentais Playdar, un content resolver au génial potentiel. Voici venu Tomahawk, un lecteur audio dont ses créateurs (qui viennent de last.fm ou Amarok) disent qu’il est né de la frustration de ne pouvoir disposer de tous les contenus auxquels ils peuvent avoir accès dans une interface unique.

Tomahawk ambitionne d’être le point d’entrée pour toute votre consommation de musique, regroupant les librairies des machines de votre réseau, des services musique en ligne que vous utilisez, ou les titres glanés sur Internet. Mais Tomahawk est plus qu’un grand jukebox.  Les éditeurs de sites et services web peuvent également construire  librement (Tomahawk est un logiciel libre) des services qui vont pouvoir échanger avec lui et proposer plus de valeur à l’utilisateur.Vous pouvez découvrir ici quelques exemples d’utilisation de Tomahawk avec des sites web.

Tomahawk intègre également un outil de création de playlists fourni par Echo Nest qui vous permettra en quelques clics de générer des playlists basées sur des artistes, leur similarité, mais aussi le tempo, leur hotttness (hype), leur tonalité ou propension à être dansable. Je crois que cela fait assez d’années que je vante les services d’Echo Nest pour que vous compreniez mon enthousiasme à l’idée d’avoir enfin un outil simple qui puisse utiliser ce formidable outil avec mes collections d’enregistrements.

Tomahawk est actuellement en version 0.0.2, il est disponible sous Windows, OS X et Linux. Il reste énormément de travail, notamment pour convaincre les fournisseurs de services musicaux de supporter Tomahawk. J’ai cependant bon espoir, au vu des considérables économies de bande passante qu’une telle intégration pourrait apporter à un Spotify…

J’ignore si le projet Tomahawk a un avenir, mais je suis persuadé que c’est la bonne façon de concevoir un lecteur audio adapté aux usages actuels. J’essaierai de rendre compte du développement du projet régulièrement (enfin au vu de mon rythme de publication actuel, ça va probablement pas chercher bien loin).

Music Hack Day #3

Le weekend dernier s’est tenu le plus grand des récents Music Hackdays, à Boston. Des dizaines de développeurs, plus de 30 structures partenaires (APIs, sponsorship…), le planning de la dernière réunion de 2009 était rempli de séances de hacking intenses, de tables rondes et même d’un mini festival. Un programme très chargé qui est peut être à l’origine d’une fâcheuse conséquence pour nous qui devions nous contenter de suivre l’évènement à distance. En effet, contrairement aux réunions de Londres et Berlin, peu de projets parmi la quarantaine déposés proposent des démos fonctionnelles. Voilà toutefois mes favoris :

Outlier

Le gagnant du grand prix de ce Music Hackday a construit un outil de remix généré par une machine. Outlier utilise l’API d’analyse d’Echo Nest pour atomiser l’oeuvre et la reconstruire pour un résultat se situant quelque part entre Oval et Hrvatski. Surement pas à mettre entre toutes les oreilles pour le moment, mais un projet à suivre.

outlier

playdarTunes

Utilisant Playdar, service auquel nous avons consacré un article il y a peu, playdarTunes permet tout simplement d’accéder à sa bibliothèque iTunes depuis son browser, via Playdar. Je ne sais pas si cela fonctionne, je n’ai pas iTunes, je refuse d’installer un soft de 60 Mo pour lire mes MP3s !

html5 audio annotating

Ce hack permet de décrire les tags audio et video du HTML 5 grâce à un plugin jQuery. Ne me demandez pas trop comment ça fonctionne, j’apprécie juste le résultat et imagine ses applications. Vous devez avoir Firefox 3.5+ pour voir la démo.

EchoNestLive

Comme son nom l’indique, EchoNestLive utilise les données d’analyse d’Echo Nest pour alimenter Ableton Live, Max/MSP et MarForLive en fragments sonores en fonction de leur tonalité, timbre, et autres données disponibles via l’API d’Echo Nest. Le code de ce hack n’est pas encore disponible.

Wreckommender

Juste pour le fun, un site d’anti-recommandations, basé lui aussi sur sur un API Echo Nest. Donnez lui un artiste et il vous donnera une playlist d’artistes que vous n’aimerez pas ! Je vous laisse découvrir la description magistrale de l’auteur. A quand un Freakommender ?

Hypeify

Pour terminer, si vous hésitez pour le nom de votre startup musicale, voilà Hypeify, une appli faite pour vous :

Playdar veut rendre notre consommation de musique plus intelligente

playdar_logo

Playdar est un des nouveaux projets de Richard Jones, connu pour être à l’origine d’Audioscrobbler (la partie technique de last.fm). Comme AS en son temps, c’est une technologie open source dont l’idée peut paraitre assez simple, mais aux possibilités et enjeux énormes. La première version de Playdar a été publiée en février 2009. Elle a rapidement généré beaucoup d’intérêt comme en atteste la longue présentation de Wired il y 6 semaines. Si je parle de Playdar aujourd’hui, c’est principalement parce qu’il est maintenant simple de le tester. Vous pouvez télécharger un client pour Windows ou Mac (Un package Debian est également disponible apparamment). Bonne nouvelle car il fallait auparavant le compiler sois même, ce que j’avais réussi de manière fort hasardeuse.

Playdar : le concept

Dan Kantor décrit Playdar comme une interface entre votre musique et le web. C’est très vague et c’est pourtant de cela qu’il s’agit.
Playdar va scanner votre librairie de musique sur votre machine et les réseaux que vous lui indiquerez. L’application pourra ensuite proposer divers services en fonction des pages que vous visitez, ceci en fonction des plugins qui lui seront associés. Pensez à la manière dont Greasemonkey agit sur les contenus de Firefox. Et bien c’est la même chose pour tout contenu musical. Playdar étant open source, tous les sites peuvent l’implémenter et créer des applications originales pour leur audience.

Playdar : les applications

Si Playdar a beaucoup fait parler de lui, c’est que beaucoup voient en lui un moyen de réduire la considérable facture de bande passante des services de streaming tels Last.fm, Spotify ou Grooveshark. Partant du postulat que l’on écoute souvent des choses que l’on connait déjà, Playdar pourrait diffuser une copie locale d’un morceau plutôt que la streamer depuis un serveur distant. Les sociétés fournissant ces services économiseraient également les droits à verser aux labels. Alors que le modèle d’offre de streaming gratuit et illimité est mis à mal, certains placent beaucoup (trop ?) d’espoirs en Playdar.

Si Richard Jones a développé Playdar avec cette idée en tête, beaucoup d’autres utilisations peuvent en être tirées :

  • Playlick importe des playlists Last.fm ou XSPF (XML Shareable Playlist Format), et peut générer une playlist basée sur les bibliothèques de 2 utilisateurs de Last.fm. Il existe aussi un lecteur affichant votre bibliothèque Last.fm et permettant de jouer les morceaux via Playdar.
  • Playgrub offre un bookmarklet permettant de générer des playlist XSPF depuis Last.fm, les charts iTunes, les pages programmes de la BBC, Music Brainz et quelques autres.
  • Ajoutez des boutons Play sur Last.fm et MusicBrainz avec Greasemonkey.

playlick_interface

Voilà pour une partie de l’existant (vous pouvez trouver la suite sur la page démo), mais Playdar peut aussi être utilisé comme source de données, pour des services de recommandation notamment. En marge du Music Hackday qui se déroulait ce weekend à Boston s’est tenu un workshop autour de Playdar. Gageons que le projet Playdar va avancer à pas de géant dans les prochaines semaines. J’écrirai un billet prochainement pour présenter les les résultats des travaux du Music Hackday de Boston. En attendant, vous pouvez toujours consulter ceux sur les réunions de Berlin et Londres.