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Blitzr, l’outsider du streaming

Logo Blitzr
Lorsque j’avais testé Blitzr une première fois, je n’avais pas jugé nécessaire de le mentionner, ne voyant qu’un service de plus exploitant la zone grise de la diffusion de contenus Youtube (pour faire court). Je me suis enfin décidé à y retourner et suis séduit par plusieurs points sur lesquels Blitzr se distingue de Toma.hk – une sorte de version dans le browser de Tomahawk qui a inspiré pas mal de concurrents.

Interface de Blitzr

L’accès aux contenus Bandcamp

Bandcamp est la plateforme la plus flexible pour les artistes quel que soit leur niveau de développement et l’accès aux contenus de Bandcamp est un passage obligé pour tout service musical voulant à des utilisateurs exigeants. Bandcamp ayant fermé son API, reste, j’imagine, des voies détournées embrassées par Blitzr. Beaucoup s’en accommoderont, mais je ressens tout de même un peu de gêne à streamer un contenu depuis Bandcamp et de me voir proposer de l’acquérir sur Amazon MP3 ou iTunes.

Pour terminer sur ce point, j’ai aussi noté que tous les contenus Bandcamp ne sont accessibles alors que les sorties existent bien sur Blitzr : un exemple ici avec l’album de Bathyscaphe (produit par le label que je co-dirigeais) et sa page sur Blitzr

Une base de données très solide

Et pour cause, puisque d’après mes tests, il s’agit à minima de celle de Discogs (voir la licence No Rights Reserved). C’est évidemment ultra complet pour qui s’intéresse aux musiques actuelles et j’ai même découvert un EP d’Arab Strap que je ne connaissais pas et qui ne m’avait jamais été remonté par qui que ce soit (damn you Last.fm et Echo Nest).

Les pages artistes sont construites sur la base du tryptique biographie, discographie, artistes similaires, auquel s’ajoute un onglet Événements permettant à Blitzr de générer des leads vers des plateformes de ticketing. La richesse de la base relationnelle de Discogs procure une expérience immersive. Seul bémol, c’est tellement complet que forcément, beaucoup de choses ne sont pas disponibles à l’écoute surtout lorsque l’on décide de s’aventurer dans la recherche par label, souvent omise par les concurrents.

Comptes utilisateurs, mobile…

En 2014, ça parait normal, mais c’est quelque chose que j’ai toujours trouvé manquant sur Toma.hk. Les comptes utilisateurs sur Blitzr sont assez basiques mais ont le mérite d’exister pour pouvoir sauvegarder playlists et artistes favoris. On voudrait tout de même pouvoir distinguer ces derniers d’artistes à écouter plus tard pour pouvoir les retrouver facilement. Mais surtout, on voudrait pouvoir scrobbler !

Pour compléter l’expérience, Blitzr dispose d’applis mobiles et d’un extension Chrome qui fait penser à Seevl. De quoi être bien armé pour affronter un marché des plus tendu. Après un gros retard à l’allumage, nous suivrons désormais cela de plus près sur Fine Tuning.

Scrobbler depuis Soundcloud, Bandcamp, Youtube, Google Play

greasemonkey

Si de plus en plus de plateformes permettent nativement de scrobbler votre activité sur Last.fm (Spotify, Deezer, Grooveshark, Ex.fm…), ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.
Pour palier à ce manque, reste la solution Greasemonkey pour Firefox ou son équivalent sous Chrome, et à aller fureter sur Userscripts.org.

Voici quelques scripts pour vraiment tout scrobbler (enfin presque).

Soundcloud

S’il est un site ou l’absence de scrobbling est étonnante, c’est bien Soundcloud. A tel point que j’attends vos commentaires pour me dire que l’option est bien présente dans un menu planqué. Si ce n’était le cas, vous pourrez toujours utiliser le script Soundcloud Last.fm Scrobbler. Son gros inconvénient étant qu’il ne fonctionne dans sa dernière version qu’avec l’ancien design du site. Espérons que son développeur le mette à jour rapidement.

Bandcamp

Autre grand absent, Bandcamp, devenu incontournable pour tout artiste en développement. Ce script sommaire (permettant tout de même de liker un titre depuis bandcamp) fonctionne avec tous les sous-domaines de bandcamp.com. Si vous êtes vraiment un acharné, vous pouvez tout à fait ajouter un domaine personnalisé à la liste blanche pour vous permettre de scrobbler depuis un lecteur bandcamp hébergé sur un domaine tiers.

bandcampscrobbler

Youtube

Scrobbler depuis Youtube peut avoir des inconvénients, c’est pourquoi YouScrobbler permet par défaut d’envoyer manuellement son activité. Si vous le voulez, vos pourrez aussi activer un mode automatique, et corriger les méta données avant de scrobbler. Vraiment pratique, Youtube étant probablement las plateforme aux contenus les plus riches.

Google Play

Pour installer ce script, il vous faudra créer une application via l’API de last.fm, ce qui se fait gratuitement et en quelques secondes. 2 copier-coller des clés API plus tard, vous pourrez scrobbler votre activité sur Google Play. Si vous utilisez Chrome, il existe plusieurs extensions permettant le scrobbling, parmi d’autres fonctionnalités.

Soundiiz et Monkey Musics, 2 nouveaux convertisseurs de playlists

Je reçois peu de courrier intéressant via le formulaire de contact, mais à quelques jours d’intervalle, deux nouveaux sites français répondant au même besoin ont trouvé le chemin de mon inbox, ce qui explique cette note groupée.

Soundiiz

soundiiz

Honneur au premier à être apparu : Soundiiz converti vos playlists. pour se faire, il suffit de connecter vos comptes Deezer, Soundcloud, Last.fm, Qobuz, Youtube ou Grooveshark et de vous laisser guider. Vous pouvez utiliser Soundiiz pour éditer ou supprimer des Playlists facilement depuis une même interface.

Décevant lors de mon premier test il y a une dizaine de jours, le service Soundiiz semble maintenant stabilisé. Outre une indisponibilité (temporaire ?) de la conversion vers Youtube, la conversion est rapide, le service est intuitif et l’interface soignée (Merci Bootstrap).

On espère bientôt une fonctionnalité d’export (XSPF) et, pour s’affranchir des limitations liées aux divers catalogues, vers l’incontournable Tomahawk.

Monkey Musics

monkeymusics

Autre projet étudiant, Monkey Musics est également un convertisseur de liste de lectures, avec quelques différences dans les services supportés. Ici Deezer, Spotify, Grooveshark, Youtube et Rdio. Vous devrez copié l’URL de votre playlist pour choisir la plateforme de destination. Malheureusement, impossible de faire fonctionner l’outil. Mes tentatives se soldent soit par un échec (sans message d’erreur) ou au mieux par la création d’une playlist vide.

Edit 25/01/2013 : L’export Youtube fonctionne maintenant (problème côté Youtube qui explique aussi la défaillance de Soundiiz plus tôt dans la journée), et c’est moi qui me plantait sur la conversion de playlist Spotify : il faut copier les URL de TOUTES les pistes, et non l’URL de la playlist. J’aurais dû me souvenir de cette subtilité déjà rencontrée chez Groovylists. Petite différence entre Soundiiz et Monkey Musics, le premier permet de choisir le titre de la playlist convertie, et exporte les titres non disponibles sur la plateforme de destination, une bonne idée au cas où les catalogues des uns ou des autres venaient à s’étoffer

L’extension Chrome Seevl passe en v2

La dernière fois que je vous avais parlé de Seevl, le service était passé d’un site web à une extension Chrome fonctionnant en surcouche de Youtube. Pour la version 2 de son extension, Seevl pousse encore la spécialisation en s’intégrant en plus avec Facebook. Pas de panique, Seevl ne publiera rien dans votre mur, mais va utiliser les données de votre compte pour vous proposer de la musique à voir et écouter.

Une fois vos identifiants Facebook renseignés, vous pourrez afficher votre tableau de bord personnalisé directement l’interface de Youtube. Il se présente en 3 colonnes :

  • Les vidéos d’artistes que vous avec liké (génération de playlist automatique ou choix individuel de vidéo à visionner)
  • Les artistes recommandés, basés sur les résultats de la première colonne (les artistes qui ressemblent à ceux que vous aimez déjà)
  • Les vidéos musicales ou artistes que vos amis sur Facebook ont liké. Ici, vous pouvez sélectionner facilement les amis dont vous souhaitez faire remonter les informations, et ainsi ne pas avoir à subir les vidéos de reggae acoustique de votre colloc.

Comme pour la version précédente, Seevl propose à droite de chaque lecteur vidéo, un bloc d’information contextuelles et biographiques. L’onglet « facts » est le plus intéressant car il permet de lancer des recherches plus avancées (groupes signés sur le même label, venant de la même ville…). Contrairement à la version précédente, cette itération s’intègre parfaitement à l’interface de Youtube et cohabite harmonieusement avec les fonctionnalités natives de la plateforme d’hébergement de vidéos.

Seevl a fait le choix de la simplicité en s’adossant à Facebook, et en sacrifiant son moteur de recherche avancé aussi puissant que nerdy qui était pourtant le point de départ du parcours utilisateur de la version précédente. Espérons que cette version à l’utilisation plus directe trouvera un large public.

Mise à jour 5 juin 2012 : Comme rectifié par Alexandre (Monsieur Seevl) dans les commentaires, le moteur de recherche existe toujours, intégré au moteur de recherche de Youtube pour certains types de requêtes : genre, label ou instrument. Une intégration qui m’avait échappé lors de mon (trop) rapide test. La recherche par label est juste formidable !

Trouvez le meilleur de Youtube avec Seevl

Vous vous souvenez peut être de Seevl, un moteur de recherche sémantique dont j’avais parlé en juin 2011 ? Depuis quelques mois, Seevl a complètement modifié on approche. Le service n’existe plus sur un site dédié, mais a muté pour devenir une extension Chrome (qui avec Ex.fm ou Music Plus est vraiment le navigateur de référence pour les extensions musicales).

Seevl se greffe désormais à la plus importante source de musique en écoute gratuite de l’Internet : Youtube. Le service reste sur le principe inchangé. Vous pourrez utiliser la recherche sémantique de Seevl directement depuis Youtube et des informations contextuelles sur l’artiste et des recommandations seront affichées à côté de la vidéo que vous visionnez. C’est simple et directement disponible à l’endroit où l’on a l’habitude de rechercher des contenus.

A la liste des évolutions que je souhaiterais voir apportées à Seevl lors des prochains mois : un onglet discographie pour situer ce qu’on écoute dans la carrière de l’artiste (il y a aussi un levier de monétisation en offrant ce service), un sérieux coup de peinture pour intégrer plus harmonieusement la recherche et le module d’info dans l’interface Youtube, des informations d’actualité : news, tournée, hotttnesss…

J’espère que je vous ai convaincu d’essayer Seevl. C’est l’équivalent numérique de votre copain sympa qui connait toujours tout avant vous. Et vous n’avez même pas à lui payer des bières en échange.

PlaylistNow, des playlists selon votre activité

Sur Twitter, Franck Nakache m’a suggéré de tester Playlistnow.fm, le site de partage de playlist qu’il a fondé. J’avais déjà visité le site plusieurs fois sans m’y attarder, mais j’ai ouvert un nouvel onglet pour m’y pencher à nouveau.

Playlistnow permet de créer des playlists à partir du contenu Youtube, vaste donc, mais pas forcément de bonne qualité sonore. Outre une petite latence dans le chargement des contenus, il est simple de créer ses playlists, de les partager par mail, sur Twitter ou sur Facebook, ou encore à l’intérieur du site qui dispose d’un système de friending asynchrone (folowers/following).

L’interface est réussie (même si elle évoque un peu trop iTunes pour moi), on ne se perd pas et PlaylistNow a bien observé et intégré les meilleures pratiques des sites sociaux. Alors, quel est le problème ? Si je n’avais pas fait l’effort de créer un compte et aller plus loin que la page d’accueil lors de mes précédentes visites, c’est que le positionnement du site n’a provoqué aucune résonance en moi. Playlistnow propose en effet de partager des playlists sur la base de votre activité. La première chose que l’on vous demande lors de la création d’une liste de lecture est votre activité, puis des tags associés. Alors oui on peut passer outre mais alors pourquoi utiliser le service plutôt qu’un autre ?

Je ne considère pas qu’il y ait des activités privilégiées pour écouter telle ou telle oeuvre. C’est quelque chose qui m’est aussi étranger que de considérer qu’il existe un moment de la journée pour écouter certains artistes (essayez de venir me dire que « Machin, c’est impossible de se lever en écoutant ça »). En me retrouvant sur Playlistnow, je me sens donc complètement étranger. Je ne sais pas quoi chercher car la promesse du site me m’intéresse pas.Du coup je clique un peu au hasard, mais tombe vite dans une impasse.

Bon courage à l’équipe de Playlistnow qui dispose d’un bon socle technique. Le choix de la bonne stratégie marketing sera décisif pour la visibilité et l’avenir du service.